mercredi 13 février 2013

La Tunisie en crise : des solutions non-utopiques

Une semaine après l’assassinat du militant Chocri Belaid , l’une des figures essentielles de la gauche tunisienne , le paysage politique demeure toujours confus .
La tension après une semaine semble être apaisée évitant ainsi  un dérapage plus sanguinaire .
Après deux ans de la révolution tunisienne , la population ne sent pas un vrai progrès . On a l’impression que les partis partagent une peur et une crise de confiance entre eux.
Pour passer à l’essentiel et éviter les discours de sourds , il me semble capital de signer deux contrats sociaux qui injecteront un climat de confiance entre les protagonistes .
Le premier contrat devra être baptisé un contrat démocratique pour préserver les libertés et la démocratie en Tunisie
Le deuxième est religieux. Il préservera le droit des gens de pratiquer leur prière en toute sécurité et de ne pas revenir à l’époque précédente.
Par le biais de ces engagements qui doivent être imposés sur tous les partis ,on pourra vite attaquer le volet de plus intéressent à savoir l’économie.
Le modèle tunisien à ce stade n’a pas besoin d’une bipolarisation entre gouvernement et opposition .Il faut d’abord bâtir les instances capable de tenir les contraintes de la démocratie . Du coup gouverner en coalition peut être une alternative qui évitera le pays d’autres rebondissements parfois dramatique.
Dans le même sillage , une telle démarche coupera le fil conducteur de l’anarchisme et du fanatisme qui peuvent évoluer et être incontrôlables au futur .
Chaque consensus civil est réalisé par un nombre de concessions. Tout le monde devra avancer l’intérêt commun de la société en dépit de son intérêt personnel.