dimanche 27 mai 2012

La presse électronique ou la sous-traitance débile

Après l’échec sans appel de la presse traditionnelle , les gens ont trouvé plus de crédibilité dans les réseaux sociaux notamment avec la montée spectaculaire du journalisme citoyen .
Or, les journaux électroniques tunisiens n’ont pas atteint un niveau professionnel digne de la déontologie d'un noble métier .
Dans cette perspective ,ils  ne font que reconduire les infos parus sur les groupes facebook ou au biais  des tweets sans la moindre pertinence .Il n’y a point de journalistes sur place ni de vérification en temps réel .Ce qui compte pour eux c’est le buzz immédiat . Du coup nous assistons parfois à un tsunami de rumeurs parfois comiques .
Pour comprendre le phénomène il faut toujours chercher le fric dans l’histoire .
Les journaux électroniques partent à la conquête d'un nombre de clics qui attirent à leur tour de la publicité chez les annonceurs locaux.
Désormais , on a eu droit à des propos sortis de leur contexte qui ont contribué à des actes de violence et de vandalisme .
Mes mots ne dénoncent pas la liberté de l’expression mais je m’indigne de l’exploitation commerciale de la liberté de l’expression .
Paradoxalement, nous  avons des milliers de journalistes qui sont des chômeurs et qui espèrent avoir une chance mais on préfère toujours de l'argent facile .
Pourquoi ce pays est condamné à l’arbitraire qui règne presque dans tous les domaines  ?

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